06 décembre 2007
A la croisée des mondes : la boussole d'or
Cela fait un moment, hélas, que je ne suis pas allée au cinéma... Pourtant, il y a eu des choses intéressantes, mais je n'ai souvent pas pris le temps d'y aller, surtout que ma séance pas chère de 18h n'est pas vraiment compatible avec mon emploi du temps ces derniers mois.
Bref, par contre, celui-là, je l'attendais. J'ai relu la trilogie il y a pas longtemps pour me remettre dans l'ambiance et je suis donc allée dès mercredi au cinéma, surtout qu'il passait en VO dans mon petit cinéma de quartier que j'aime, ouuuf !
Au niveau du rendu des personnages, pas de déception : Lyra (belle performance !), Mrs Coulter
(malgré les cheveux blonds), Lee Scoresby comme je l'imaginais. C'est rare pourtant, de trouver au moins 1/3 des personnages tels qu'on les imaginait en lisant le livre !
Bon si, je n'ai pas aimé le Lord Faa du film, beaucoup trop "mystérieux et
grandiloquent" par rapport aux autres gitans (Farder Coram, lui, moins
mystérieux au contraire, moins "vieux sage" mais ça ne m'a finalement
pas déçu).
Et une autre chose m'a perturbé : les gamins
font tous une tête de moins que l'héroïne, je vois pas pourquoi ?
Par contre, il y a un détail (je sais, je pinaille) que j'ai apprécié, c'est que tout ces enfants n'ont pas des gueules de beaux petits acteurs, mais des têtes de gamins normaux, avec des dents de lapin et des oreilles décollées :))
Sinon, j'ai beaucoup aimé les décors : le début avec la transition par la
fenêtre, très chouette (mais ça peut sembler bizarre si on a pas lu les
bouquins peut-être ?), le monde de Lyra avec son architecture et ses
particularités (genre le ballon de Lee Scorsesby, étrange, mais pourquoi pas, hein ?)
Un peu moins les décors glacés qui font trop carton pâte
Disney à mon goût (les grands ravins, les ponts de glaces qui font bling
bling... un peu décorum à blockbuster !)
Pour les effets spéciaux, pas trop de critiques : la Poussière est assez réussie, même si
les animations avec l'alétiomètre peuvent agacer au bout d'un moment.
Par contre, le vol des sorcières, quelle
horreur... Il ne manque que les fils et les maquettes en carton !!!
Pour ce qui est des combats, on a droit à un très bel effet lors de la mort avec les daemons (et
en plus, ça reste politiquement correct, on voit pas les "humains"
mourir, pas de sang, pas de tripes à l'air, ça reste Film de Noël pour enfants...
:/) mais c'est tout de même assez conventionnel...
L'histoire, le rendu par rapport au bouquin est très correct, forcément, y a
pas tout, il manque des scènes que j'aime beaucoup dans le livre, mais pas trop
trop de digressions choquantes (même si certaines sont de trop ou ne s'expliquent pas dans l'intérêt du
film).
Par contre, j'ai vraiment vraiment été déçue par la scène finale, on a vraiment
l'impression de regarder une série sur abc quand on s'arrête au milieu de
l'action (et SURTOUT sur une tirade aussi grandiloquente de Lyra, qui peut
illustrer ce que certains disent : encore un film de fantasy avec une gamine
qui va sauver le monde...)
Dans l'ensemble, c'est une agréable surprise ! J'avais peut-être trop
d'attentes et d'idées à moi sur l'histoire pour apprécier pleinement le film,
je sais pas trop...
j'ai aimé :
- le zepplin et son bruit de moteur :-)
- Fra Pavel et son "that is heresy"
- les pyjamas des enfants à Bolvangar
- la mort
- Lee Scoresby et son allure de texan
j'ai pas aimé :
- le vol des sorcières
- la tirade finale de Lyra "I want to fight"
- les ours (surtout quand ils se baladent)
- les crevasses qui font peuuur
26 octobre 2007
Les lions d'Al Rassan et autres considérations littéraires...
Il y a des livres qui marquent et ceux qu'on oublie aussitôt refermés (hélas, il y en a parfois un peu trop, de ceux là...). Il y a aussi ceux qu'on a aimé mais dont on arrive plus à se rappeler le titre malgré tous les efforts qu'on peut faire.
Et puis il y a ceux qu'on n'oubliera jamais, parce que en plus du récit et du livre en lui-même, ils ont une signification particulière.
Par exemple, dans mon cas, je pourrais vous parler de Quitter son pays de Marie-Christine Helgerson. Ce livre pour enfants qui raconte le périple d'une famille de réfugiés laotiens qui fuyent la guerre ne vous dit peut-être rien. Moi si... C'est le premier roman que j'ai lu, j'avais tout juste 7 ans. C'était un livre pour mon frère que je lui avais emprunté en vacances car il pleuvait au camping. Je l'ai souvent relu après, mais ça doit bien faire une douzaine d'années qu'il est quelque part dans un carton. Pourtant, je me rappelle encore pleins de scènes qui m'avaient marqué : le poulet, la mort du bébé Pao...
Je pourrais aussi parler de l'étape suivante, celle qui m'a fait découvrir la littérature "des grands". J'étais en CM1, c'était la période où j'empruntais une cinquantaine de bouquins au bibliobus qui passait tous les deux mois. La bibliothécaire s'étonnait au début de me voir partir si chargée. Mais comme lui avait répondu mon papa, "hélas oui, elle les lit bien tous !" (je précise, un hélas ironique... ;-))
Je lisais donc tout ce qui me tombait sous la main, mais quasiment que du "junior". Mon instituteur avait essayé de me mettre Les Misérables dans la main, mais j'ai toujours eu un problème avec les livres "imposés"... Malgré quelques exceptions (merci au concours de lecture qui m'avait fait découvrir Kipling et son Livre de la Jungle au CM2), je me suis toujours braquée contre les conseils à la lecture (d'ailleurs, ma maman doit encore se rappeler de Akawak de James Houston, qu'on m'a tellement suggéré que je ne l'ai jamais ouvert !!!)
Bref, tout ça pour dire que je n'ai (encore) jamais lu Les Misérables (ni aucun livre de Hugo...), mais que sur la suggestion de mon instit, j'ai ouvert Vipère au Poing d'Hervé Bazin. Peut-être l'ai-je fait car je me sentais un peu fière qu'il me conseille un livre pas souvent proposé aux enfants de 9 ans. Et j'ai aimé, tout comme j'ai lu et aimé les deux tomes de la suite (en les relisant 10 ans après, j'ai d'ailleurs trouvé ces deux derniers mortellement ennuyeux, comme quoi...)
Si je raconte tout ça, c'est en fait pour arriver à la dernière étape. A la découverte d'un livre (et bien plus encore) dans des circonstances qui rappellent assez celles du premier roman que j'ai ouvert.
Bon, après des recherches approfondies dans la mémoire familiale, je viens de retrouver la date, c'était il y a 5 ans... Une nouvelle fois le camping, les randos, mon frère qui lit et moi qui ai déjà tout fini mes lectures de vacances. Je devais sûrement l'embêter, voilà qu'il me conseille/propose Les Lions d'Al-Rassan de Guy Gavriel Kay. J'ai dû très probablement avoir mon refus habituel à l'époque "ah non, j'aime pas les trucs imaginaires, avec de la magie et tout ça, beeeeuuuuh". Il a insisté, m'a expliqué le pourquoi du comment, la transposition dans un monde imaginaire d'une époque médiévale réelle. J'ai donc fini par ouvrir le livre et lu par curiosité la première ligne ("Ce fut juste après midi, peu avant le troisième appel à la prière, qu'Ammar ibn Khairan franchit la poterne des Cloches et pénétra dans le palais de l'Al-Fontina, à Silvènes, pour s'en aller assassiner le dernier khalife d'Al-Rassan") puis le premier paragraphe, puis le premier chapitre puis... Je ne l'ai pas lâché... Allant jusqu'à trimbaler ce pavé de presque 600 pages au sommet de je ne sais plus quelle montagne, pour lire quelques pages entre deux bouchées de sandwich.
Et une fois le livre achevé, rester quelques instants, voir tout le reste de la journée dans cet état second, mélange de "colère" entre la réalité et de tristesse de voir s'achever "l'aventure", qui est désormais pour moi la marque d'un bon livre, du moins d'un livre qui restera dans ma mémoire...
Certes, en finissant cet unique tome, malgré la fin décevante, je n'ai pas pleuré (comme je l'avoue l'avoir fait en finissant le 3e tome de la Tapisserie de Fionavar, du même auteur, dont j'ai englouti, n'ayons pas peur des mots, en beaucoup trop peu de temps pour ma sensibilité trop développée : un week-end...) mais j'ai compris quelque chose qui a changé totalement mes lectures par la suite : la fantasy (même si ce livre de Kay n'en est pas au sens premier du terme) est un genre tout à fait respectable.
Par la suite je me suis donc plongée, d'abord dans les autres livres de Guy Gavriel Kay avec régal. Bon, j'ai eu un peu de mal avec Tigane, je ne sais pas pourquoi, mais je l'ai trouvé plus complexe que les autres, et je crois bien l'avoir emprunté plusieurs fois avant de le lire effectivement d'une traite. La Chanson d'Arbonne aussi, le dernier que j'ai lu je crois bien.
Par contre, à mon grand étonnement, je n'ai fait qu'une bouchée du plus fantasyque de tous, La Tapisserie sus-nommée.
Je me suis sentie prise de passion pour le genre, et j'ai attaqué directement les cycles, les références, les "meilleurs livres de tous les temps", ceux dont tout le monde parle : Dune, Le Seigneur des Anneaux (les films sortaient, et je mets un point d'honneur à avoir toujours lu le livre avant de voir le film, l'inverse est terriblement frustrante...).
Et là, boum. Un mur. Illisibles. Au mieux, je dépassais le 1er chapitre. Au pire, je le rendais sans avoir lu plus que la quatrième de couverture. (je n'ai d'ailleurs toujours pas réussi à lire le SDA, et je n'ai donc encore jamais vu plus du film que les morceaux de la bande annonce :-D)
Mauvaise idée donc, me suis-je dit ? Heureusement, mon frère, toujours lui, m'a conseillé un bijou. De la littérature junior (pas seulement, mais ça a son importance...) en l'occurence : A la croisée des mondes de Philip Pullman. J'y ai retrouvé ce que j'avais aimé chez Kay : de nombreux personnages avec tous un rôle et un sens important dans l'histoire, une aventure pas trop simpliste et surtout, une écriture splendide. Malgré mon "âge avancé" pour le rayon, j'ai donc écumé la section "Fantasy junior". Et j'y ai trouvé d'autres bijoux, certains pour l'écriture, d'autres pour l'imagination. Beaucoup de déchets aussi, hélas, qui surfent sur la vague Harry Potter et cie ...
Tout ça pour en revenir aux Lions d'Al-Rassan. Je viens de le relire en anglais, ça faisait bien 2 ans que je ne l'avais plus emprunté. Même si je connais l'histoire maintenant, je me suis replongée avec délice dans le livre. J'ai enchaîné d'ailleurs sur La Chanson d'Arbonne, qui m'avait le plus plu après celui-là.
Le premier reste et restera je pense un livre particulier, tout comme Quitter son pays. J'ai à nouveau été émue, j'ai vibré, réfléchi, lu et relu les quelques poèmes parsemés dans le texte. Mais le texte lui-même est poétique. Je ne vais pas en faire un n-ième résumé, mais c'est pour moi avant tout une histoire d'amitié et d'amour sur fond de devoir, de courage et d'idéologies qui s'opposent mais se ressemblent terriblement. Sans jugement d'ailleurs. Qui, de tous les protagonistes, semble être "préféré" par l'auteur, comme c'est souvent perceptible dans d'autres livres ? Aucun. Qui, de tous les protagonistes, aime-t-on plus que les autres ? Aucun ou tous.
Ce n'est que de la fiction, que de la poésie peut-être, mais ça résonne d'une manière terriblement réelle tout au fond...
21 octobre 2007
Les portes du temps
Pour une fois, je n'ai pas de retard mais de l'avance, le film n'étant pas encore sorti en France. Mais je l'ai vu en anglais la semaine dernière.

Encore une histoire de fantasy junior direz vous... Entre Harry Potter, Narnia et cie, on ne sait plus où donner de la tête, que ce soit en littérature ou en adaptation ciné. Autant dans la première catégorie, on trouve de temps à autres de beaux livres, que ce soit au niveau de l'écriture ou de l'originalité de l'histoire autant dans la seconde... Je n'avais donc pas beaucoup d'espoir par rapport à celui-ci.
Par rapport à l'histoire, j'ai lu le livre y a un petit moment (je suis en train de découvrir les autres en anglais), j'avais trouvé ça sympa mais pas inoubliable (on fait mieux en fantasy junior quoi...).
L'histoire du film est... heuu... incomplète on va dire. Limitée à l'essentiel, tellement limité que ça perd d'ailleurs pas mal d'intérêt à l'histoire : y a un méchant, un petit jeune perdu, 7e fils du 7e fils comme on l'entend 10 fois dans le film, une famille nombreuse, des frères méchants, une petite soeur très gentille, des vieux sages et une beeeelle jeune fille troublante et mystérieuse !
Les acteurs principaux sont à peu près corrects (le petit jeune n'est pas trop trop neuneu, heureusement), mais sinon, j'ai vraiment pas apprécié le film... La caméra qui tremblote, les effets sonores et visuels à 3 francs 6 sous à tout bout de champ, drôlement fatiguant et vraiment pas intéressant !
On se retrouve à cligner des yeux tellement ça l'image tremble et bouge elle-même et on arrive au dénouement terriblement mièvre avec soulagement... Au moins, la lumière de la salle ne clignote pas, elle !
Ah si, les corbeaux croassent bien
05 octobre 2007
[Musique]Mon album de la rentrée :)
J'ai longtemps hésité avant de mettre autre chose que des films (en fait, j'hésite surtout, à chaque fois que je me rappelle l'existence de ce blog, à le supprimer tout simplement vu son immense utilité) mais, pourquoi ne pas partager d'autres avis musicaux ou littéraires, vu que j'ai la flemme de faire une vraie critique pour chaque film que je vais voir ???
Toujours est-il que j'écoute depuis quelques semaines "Ash Wednesday" de Elvis Perkins. J'ai découvert cet album totalement par hasard, en feuilletant un "Glamour" (oui oui... y a une rubrique musique avec deux trois trucs pas trop commerciaux ;-)) qui traînait cet été sur la base de voile où j'étais. Aussitôt noté dans un coin de mon cerveau, aussitôt oublié !
Ce n'est qu'en feuilletant virtuellement les Inrocks que je me suis rappelé de cet album.
Je pourrais faire des remarques qui tuent comme d'autres, parce que ce chanteur là, il a un prénom, un nom et tout un CV tragique à faire pleurer dans les chaumières, mais en fait, on s'en fout, la musique suffit.
C'est léger, c'est relativement classique, mais il a une voix qui empêche pas d'avoir des frissons et les arrangements musicaux sont nickels. On passe de la folk tranquille et émouvante à des accents plus rythmés. Et les textes sont tout aussi recherchés.
Bref, moi j'aime, c'est mon album de la rentrée.
Pour vous faire une idée : http://www.myspace.com/elvisperkins (Y a justement mes deux préférées, While you were sleeping and All The Night Without Love)
07 septembre 2007
Persepolis
Bon, celui là, pas la peine de le présenter... Forcément, quand un film est budgettiquement important ou qualitativement différent, on en entend plus parler. Cette fois, ça serait la 2e solution, ajoutant à ça qu'il est français, c'est bon, on a notre film de l'année (même si elle commence juste...).
A part ce point de vue un peu réducteur, j'ai pu enfin le voir au retour des vacances. Pour une fois, pas de déception quand au cinéma de proximité qui diffuse la VF (puisque c'est de la VO). Cette réflexion me fait remarquer que je n'y vois que rarement des films français, dans ce cinéma d'ailleurs...

Bref, j'avais beaucoup aimé les BD que j'ai eu la présence d'esprit de relire à la médiathèque avant la déferlante Persépolis qui ammenait des dizaines de personnes n'ayant plus ouvert de BD depuis Sylvain et Sylvette ou le Journal de Spirou (oula non, c'est pas assez comme il faut, le journal de Spirou) y a 30 ans dans la section "BD adultes". Pour finalement s'entendre dire "ah, désolé, il est sorti, faut réserver, vous êtes 8e sur la liste d'attente", ce qui est presque aussi important que l'attente pour le dernier Harry Potter...).
L'histoire, certes, marrante et émouvante, mais surtout le dessin m'avait vraiment plu. Comme je suis souvent déçue par la fidelité de l'adaptation de la première, j'avais espérer que l'adaptation du 2e soit à la hauteur.
Et, par "miracle", les deux sont fidèles. L'animation apporte vraiment un plus, naïve et simpliste (le générique est une superbe illustration) tout en restant à la fois légère et grave. C'est à la fois terriblement drôle et féroce puis émouvant tout en restant pudique et digne.
Bon, vous l'avez peut-être compris en lisant le reste, pour le moment, c'est le seul film vu cette année qui est digne d'être revu !!!
21 août 2007
Ecrire pour exister
Des films du genre, il en sort assez régulièrement... Depuis Le Cercle des poètes disparus, peut-être pas le meilleur, mais celui qui a lancé la "vague", chaque année, les américains (pas seulement, mais quand même...) aiment mettre en scène des belles relations "élève-prof", avec de pauvres élèves bousculés par la vie (ou pas du tout, justement) et de gentils professeur(e)s, eux aussi malmenés mais qui feront tout pour ouvrir les yeux de leurs pupilles et en faire des vrais adultes accomplis, comme il faut et tout...
De mémoire, là, il m'en vient un paquet (que j'ai vu) en mémoire : Le sourire de Mona Lisa, Le club des empereurs (ces deux premiers pompant d'ailleurs très largement du côté du premier film cité...), Dance with me ou même Les Choristes...
Et encore, c'est juste ceux qui me viennent en tête là, ou ceux que j'ai vu.

Bref, tout ça pour parler de Ecrire pour exister. D'accord, c'est basé sur une histoire vraie, patati patata. Il n'empêche que vous prenez une pincée du sourire de Mona Lisa (c'est unE prof), une pincée de Dance with me (c'est des élèves imigrés, ghettos, gangs et cie), une grosse pincée du Cercle des poètes disparus (forcément, elle est grosse vu que les autres ci-dessus nommés en ont déjà des cuillères... Disons donc simplement littérature, livres, écriture et cie...). On ajoute de la musique comme il faut, des meurtres, des réconciliations entre pires ennemies et une coupe de larmes. Ah oui, un happy end aussi...
On a quoi ? Un film avec un furieux goût de déjà vu, pas émouvant pour deux sous (même moi, j'suis restée de marbre, c'est dire !!!), avec pleins de scènes en trop et une sorte de morale conventionnelle pas chouette...
Vous l'aurez compris, je ne suis pas convaincue... Même les acteurs (Hillary Swank terriblement neuneu avec ses tailleurs et ses perles, c'est réaliste pour une jeune prof de 23 ans...) ne sauvent pas la mise. Ah si, une scène, celle de la rencontre avec les survivants de l'Holocauste. Mais cette scène, elle aurait probablement la même force et la même influence avec n'importe quels ados du monde... Et puis ça ne fait pas un film !!!
J'aurais mieux fait d'aller voir Half Nelson, je crois !
22 mars 2007
Le Come-back
Encore une comédie romantique sirupeuse. Avec cette fois, dans le couple "titre", un abonné du genre, souvent assez convaincant (rhaaaa, Hugh Grant dans "Notting Hill" :-) ) et une greluche qui se Meg Ryanise de jour en jour...

Bon, par contre, comparé à certains films de ce début d'année déjà vu, on arrive ici à éviter à peu près les gros clichés, et certaines scènes sont assez bien ficelées. Après, hormis un générique totalement déjanté montrant le clip d'un boys band des années 80 plus vrai que nature, ça reste tout de même assez conventionnel tout en restant regardable !
16 février 2007
Une grande année
Bon, je sais, j'ai une grande connaissance des comédies romantiques à tendance mélo dégoulinant de caramel, de préférence américaines à happy end inévitable.
Certes... Sauf que dans le tas, il y en a toujours des mieux que d'autres, des plus originales, des plus émouvantes, des mieux interprétées, des bien filmées... Bref, des qui font que je ne suis pas (encore) dégoutée de ce genre de film...

Une grande année, par contre, ne rentre dans aucune catégorie citée ci-dessus. Les dialogues sont niais, les personnages caricaturaux au possible, l'histoire vraiment gnangnan, les clichés gros comme des immeubles de la City (tiens, ça tombe bien, IL est anglais), les gags idiots et pas drôles, les lunettes de Russel Crowe totalement ridicules, la musique passe tout le répertoire français, c'est-à-dire de Alizée à Offenbach en passant par la valse et Charles Trenet (quelle belle image...)
Ah si, Marion Cotillard a des espadrilles et un bien joli panier très Provence... Chouette !
16 janvier 2007
Odette Toulemonde
La bande-annonce annonçait quelque chose qui pouvait être sympa, en plus, ça tombait bien, le film est passé en avant-première dans mon ciné, suivit de la rencontre avec le réalisateur !!! Pleine de bonnes résolutions cinématographiques, j'y suis donc allée. Arrivée un peu tard, je peine à trouver une place dans une salle comble, à 95% féminine... ça commence mal, j'ai HORREUR du monde quand je vais au ciné, qui dit monde dit bruit...
Après la petite présentation, le film se lance. Tout le monde rigole, je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de drôle. C'est souvent pas très fin, ou avec un bon goût de réchauffé. Bon, ok, ne faisons pas la fine bouche, parfois je souris ou même je ris, mais jamais en même temps que les autres spectateurs...
Sinon, l'histoire aurait pu être intéressante et émouvante, sans ses côtés kitchs et carricaturaux au possible. Les acteurs sont impeccables, ils ne sont pas responsables du scénario et fort heureusement, ils n'en rajoutent pas des tonnes ! De mon point de vue, c'est un film qui ressemble à d'autres (je pense par exemple à l'effet roman photo de "Toi et Moi") et qui, d'un certain côté, accentue la carricature pour ne pas tomber dans le gnangnan. Comme si les réalisateurs prenaient la facilité de forcer le cliché pour ne pas avoir à l'éviter... Ce n'est que mon avis.
J'attendais avec impatience la rencontre avec le réalisateur pour voir si ce point de vue était partagé/expliqué et j'ai là aussi été très déçue par celui-ci... Dans les deux salles de projection (oui, je suis passée dans la 2e salle à la fin de "notre" rencontre, j'avais encore une question à poser ;-) ) les réponses étaient similaires et parfois un peu à côté de la plaque de la question, comme si, très fier de son idée ou de son jeu de mot, EES essayait à tout prix de caser des idées ou des réponses qu'il voulait donner sans forcément qu'on lui pose la question...
Déçue par le film et la rencontre, mais cela ne m'a pas empêché de trouver qu'il faudrait que je prenne plus le temps d'assister à ces avant-premières, surtout qu'il y en a pas mal à Strasbourg !!!
11 janvier 2007
Une année de ciné (2006)
1. Love Song (Shainee Gabel) : mon coup de
coeur de l’année, à coup sûr… Des acteurs très justes, une bande-son super
sympa, des scènes très esthétiques avec une belle atmosphère pour une histoire
banale mais touchante.
Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton,
Valerie Faris) : Le film a été salué par tous, et il est vrai que sans
prétention mais avec suffisamment de soin et d’originalité, on passe un très
bon moment avec une galerie de portraits assez édifiants mais terriblement
humains !
Walk the Line (James Mangold)
: La performance d’acteurs de l’année pour les 2 premiers rôles. Je ne
connaissais rien de la vie de Johnny Cash, donc rien à dire sur l’histoire,
mais la réalisation est soignée et laisse une belle part à la musique.
4. Good night, and good luck (George Clooney) : J’ai été plutôt surprise au
début de l’apreté de ce film, presque documentaire dans la réalisation (mais
pas forcément dans le traitement du sujet). En tout cas, le sujet est
intéressant, tout comme l’ambiance un peu huis-clos et David Strathairn mérite
son prix d’interprétation à Venise !
5. Avril (Gérald Hustache-Mathieu) :
Malgré une histoire parfois bancale et une fin vraiment bizarre, un très
beau film, touchant et avec des acteurs épatants.
6. Orgueil et préjugés (Joe Wright) :
J’attendais avec impatience cette adaptation, et même si j’avais un peu
d’appréhension quand à Keira Knightley, j’en ai été très contente. C’est une
adaptation classique, mais fidèle et convaincante, du beau spectacle.
7. Le Secret de Brokeback Mountain (Ang Lee) : On en a entendu parler
longtemps, on a tout dit ou presque dessus. Je ne partage pas l’admiration de
certains qui sont allés jusqu’à le voir une demi-douzaine de fois au ciné (si
vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur les forums d’Allociné !),
mais la réalisation est plus que soignée, les paysages magnifiques et les
acteurs, premiers et seconds rôles impeccables. J’avais adoré « Sense et
sensibility », j’ai beaucoup aimé ce nouveau film d’Ang Lee.
8. C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallee) : Un
autre phénomène de l’année, un peu dans le même genre que Little Miss Sunshine,
mais en québecois. Bon, j’ai vu la version originale, je n’ai pas toujours tout
compris (surtout les insultes et les engueulades). Le sujet n’est pas très
original mais traité de manière intéressante, et les acteurs sont convaincants,
en particulier Michel Cote, Marc-André Grondin et Émile Vallée.
9. Hors de prix (Pierre Salvadori) : une comédie romantique sans fausses notes, qui charme par sa tendresse, son éclat mais aussi l’humanité des personnages, sans tomber dans le mélo grâce à un détachement et une certaine pudeur…
10. Madame Henderson présente (Stephen Frears)
: ce n’est pas le film de Frears que je préfère, mais le résultat est plaisant
et agréable, sans pour autant être exceptionnel… Et Judi Dench et Bob Hoskins
s’en donnent à cœur joie dans les piques et mesquineries !
11. Müetter (Dominique Lienhard) : Le
film a, hélas, la palme de la pire séance de l’année, je crois bien… Il faut
dire, allez voir un film alsacien dans un petit cinéma du fond de l’Alsace, à
la séance de 18h. Ça cause, ça critique, ça s’explique le film… Terrible. Quand
au film lui-même, l’histoire est minime, mais la mise en scène assez soignée et
le rythme lent apporte de l’émotion… Les acteurs sont suffisamment convaincants
pour pardonner les écarts du scénario, c’est déjà ça !
12. La Doublure (Francis Veber) : un film divertissant et agréable, sans grande surprise ni éclat, mais bien sympathique. Gad Elmaleh est convaincant, mais dans le même genre, je préfère de beaucoup son rôle dans Hors de Prix !
13. Prête-moi ta main (Eric Lartigau) : Un film à la fois marrant et tendre, sans trop de prétention ni de clichés. Et deux acteurs dans des contre-emplois plutôt savoureux…
